Alternatives

Sauvegarder une messagerie : ce que couvre chaque outil

Beaucoup d’outils touchent au courrier, et presque aucun ne fait la même chose. Voici les cinq familles, ce que chacune règle vraiment, et le cas où istorel est le bon choix, avec ceux où il ne l’est pas.

Cinq familles, cinq métiers

La confusion vient d’un mot : « sauvegarde » désigne cinq choses différentes selon l’outil qui le prononce.

FamilleCe qu’elle faitCe qu’elle ne fait pas
Sauvegarde d’infrastructure
Veeam, Nakivo, Proxmox Backup Server
Sauvegarde les machines et les volumes qui portent le serveur de messagerie, avec une restauration complèteNe s’applique pas à une boîte hébergée chez un tiers : il n’y a pas de machine à sauvegarder
Archivage légal
MailStore, Google Vault, Microsoft Purview
Conserve et rend cherchable un journal des messages, pour la conformité et le contentieuxNe restaure pas une boîte dans son état d’avant, et coûte cher pour un besoin simple
Export manuel
PST, mbox, glisser-déposer
Prend une copie à un instant donné, sans abonnementNe protège rien de ce qui arrive après, et personne ne le refait tous les mois
Auto-hébergement
imapsync, offlineimap, cron
Copie fidèlement, gratuitement, et donne le contrôle totalDemande un serveur, une surveillance, une restauration testée, et quelqu’un pour s’en occuper le jour du départ
Sauvegarde de messagerie managée
istorel
Copie les boîtes en IMAP, garde ce qui a été supprimé, rend un message à l’unité, surveille et prévientNe sauvegarde pas vos machines, et n’est pas un outil d’archivage légal certifié

Le cas Veeam, et de ses semblables

Ces outils sont excellents à ce pour quoi ils sont faits : reprendre une infrastructure entière après un sinistre. Si vous exploitez votre propre serveur de messagerie sur vos propres machines, ils couvrent déjà une partie du sujet, et istorel n’a pas grand-chose à ajouter, sinon une copie hors de votre infrastructure.

Ils ne couvrent rien du tout si vos boîtes sont chez Infomaniak, Gandi, OVHcloud ou Google. Il n’y a alors aucune machine à sauvegarder, aucun volume à figer : seul un accès IMAP existe, et c’est par là qu’il faut passer.

Sauvegarde ou archivage : deux besoins

L’archivage répond à « retrouvez-moi tous les échanges avec ce fournisseur entre mars et juin ». La sauvegarde répond à « remettez-moi la boîte de cette personne dans l’état où elle était avant qu’elle la vide ». Les deux sont légitimes, et un outil qui prétend faire les deux fait généralement mal l’un des deux.

istorel fait le second, et le premier suffisamment bien pour une recherche courante : objet, corps, correspondant, dossier, y compris dans les messages supprimés du serveur.

Quand istorel n’est pas le bon choix

Nous préférons le dire ici plutôt qu’à la troisième réunion.

  • Si vous avez besoin d’un archivage à valeur probante certifié, avec horodatage qualifié, ce n’est pas notre métier.
  • Si vos boîtes ne parlent pas IMAP, par exemple une messagerie Exchange sans accès IMAP activé, nous ne pouvons rien.
  • Si vous cherchez une sauvegarde de machines virtuelles, allez voir un outil d’infrastructure ; nous en opérons un autre, sur un autre site.

Questions

istorel remplace-t-il Veeam ?
Non, et l’inverse non plus. Veeam sauvegarde des machines, istorel sauvegarde des boîtes hébergées ailleurs. Une entreprise qui héberge son propre serveur de messagerie peut légitimement vouloir les deux : l’un pour reprendre le serveur, l’autre pour rendre un message supprimé sans restaurer un serveur entier.
Pourquoi ne pas utiliser imapsync avec un cron ?
C’est une solution honnête, et nous connaissons l’outil. Ce qu’elle demande, ce n’est pas la copie, c’est le reste : un serveur, un espace qui grandit, une surveillance qui prévient, une restauration testée, et quelqu’un qui s’en occupe le jour où la personne qui l’avait écrit n’est plus là.
Et Google Vault, ou Microsoft Purview ?
Ce sont des outils d’archivage et de rétention légale, liés à leur suite. Ils répondent à la conformité et au contentieux, pas à la restauration d’une boîte. Ils ne couvrent pas non plus les boîtes hébergées ailleurs.
Combien ça coûte, comparé à ces outils ?
4,99 € par boîte et par mois pour les vingt-quatre premières, moins ensuite, stockage compris à hauteur de 100 Go par boîte mutualisés sur le compte. Nous ne publions pas les prix des autres : ils changent, et une comparaison chiffrée non datée est une comparaison fausse.

Le seul test qui compte

Branchez une boîte, supprimez un message, retrouvez-le. Quatorze jours suffisent largement.

Ouvrir un compte