Pourquoi votre hébergeur n’est pas une sauvegarde
Un stockage redondé garde votre boîte accessible. Il ne garde pas le message que vous avez effacé mardi dernier. Cette différence, c’est tout le travail d’une sauvegarde.

Demandez à un hébergeur si votre messagerie est en sécurité : la réponse est généralement oui. Elle est généralement vraie, aussi, pour la question qu’il a entendue. Son métier, c’est la disponibilité : garder la boîte joignable quand un disque meurt, quand une machine redémarre, quand un centre de données perd son alimentation. Il le fait bien, et il le mesure.
Une sauvegarde répond à une autre question : puis-je récupérer quelque chose qui a disparu ? Disparu non pas parce que le serveur est tombé, mais parce que quelqu’un l’a supprimé, parce qu’un logiciel a vidé un dossier pendant une migration, ou parce qu’un compte a été compromis et vidé volontairement.
La réplication copie aussi les erreurs
La redondance, c’est la même donnée sur plusieurs disques, souvent dans plusieurs bâtiments. Quand un message est supprimé, la suppression est répliquée aussi fidèlement que le message l’avait été. C’est le principe même : les répliques doivent être d’accord. Cela veut dire aussi que la redondance ne protège pas de la première cause de perte de données, qui a toujours été quelqu’un d’autorisé faisant quelque chose de regrettable.
La corbeille du serveur atténue le problème, mais c’est une fenêtre, pas une archive. Trente jours en général, parfois sept. Un dossier vidé en mars et remarqué en juin ne se récupère depuis aucune corbeille, sur aucune offre que nous ayons vue.
La disponibilité répond à « la boîte fonctionne-t-elle ? ». Une sauvegarde répond à « puis-je récupérer ce message ? ». Une seule des deux figure dans votre contrat d’hébergement.
Trois situations qu’un contrat d’hébergement ne couvre pas
La première est ordinaire : une boîte est réorganisée, une règle se déclenche mal, un logiciel synchronise dans le mauvais sens et un dossier disparaît du serveur. Personne ne s’en aperçoit pendant des semaines.
La deuxième est volontaire. Un compte est compromis, et la première chose que fait l’attaquant après avoir envoyé depuis cette boîte, c’est effacer les traces. Un rançongiciel sur un poste qui synchronise la boîte produit le même effet, dans l’autre sens.
La troisième est administrative. Vous changez d’hébergeur, ou un client s’en va, et la boîte ferme avec le contrat. Ce qu’elle contenait ne dépend plus de vous.
- Combien de jours un message supprimé reste récupérable.
- Si vous pouvez restaurer un seul message, ou seulement la boîte entière.
- Ce que deviennent les données le jour où le contrat s’arrête.
Une copie qui vous appartient
Une sauvegarde qui vaut quelque chose vit ailleurs, sous votre compte, à une fréquence que vous choisissez, et se lit sans demander la permission à personne. C’est tout le cahier des charges d’istorel : se connecter en IMAP, copier à la fréquence choisie, chiffrer, et garder le résultat consultable pour qu’un seul message puisse revenir sans rien restaurer d’autre.
Rien de tout cela ne remplace votre hébergeur. Cela répond à l’autre question.